Réduction de la Contamination du Maïs par les Aflatoxines au Burkina Faso

Date de début 
01/05/2019
Date de fin 
30/04/2022

Réduction de la Contamination du Maïs par les Aflatoxines au Burkina Faso

L’objectif du présent projet est de réduire le niveau de contamination du maïs et des sous-produits à base de maïs par les aflatoxines au Burkina Faso afin d'améliorer l'accès aux marchés. Il s'agira de la prise en compte et la vulgarisation d'une approche intégrée (combinaison de méthode de lutte biologique et de bonnes pratiques) afin d'améliorer la sécurité sanitaire et la valeur commerciale du produit. Le projet mettra également l'accent sur le renforcement des capacités nationales ainsi que la coordination entre les acteurs publics et privés de la filière maïs. Tous ces efforts sont censés concourir à une amélioration des revenus des producteurs, de la sécurité alimentaire et de la santé des consommateurs. 

Contexte 

Le Burkina Faso est un pays essentiellement agricole avec environ 86% de la population qui tire son revenu du secteur agricole. Parmi ses principales spéculations végétales, le maïs occupe une place de choix. Malheureusement, le maïs produit localement est très souvent contaminé par les aflatoxines (notamment l’aflatoxine B1). Ceci est lié à un manque de capacité en matière des bonnes pratiques liées à la production, récolte et post-récolte qui favorise la prolifération des moisissures responsables de la production des aflatoxines. Il est urgent de mener des actions pour contrôler et maîtriser ce problème de contamination par les aflatoxines car ceci peut engendrer une exposition des populations aux dangers sanitaires ainsi qu'une baisse des revenus dans la chaine de valeur.

Le maïs fait de plus en plus l'objet de transactions commerciales pour les besoins de consommation locale, de transformation agroalimentaire et d'alimentation des animaux. Il est également exporté vers certains pays voisins du Burkina Faso par les exportateurs de céréales et d'autres acteurs de la filière. Les institutions agissant dans le domaine de la sécurité alimentaire telles que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) s'approvisionne en maïs auprès des producteurs burkinabè. Il est arrivé que le PAM ait déjà refusé des quantités importantes de maïs en provenance du Burkina Faso pour des raisons de forte contamination par les aflatoxines.

Le projet vise ainsi une démarche novatrice « approche holistique et intégrée » pour le contrôle et la réduction de la contamination par les aflatoxines indexant la capacité d'appropriation et de gestion des principaux acteurs de la chaine de valeur y compris les producteurs agricoles, leur organisations faitières et les services d’encadrement de proximité tant publics que privés. Il présente également une opportunité pour que les services gouvernementaux, les organisations de producteurs agricoles, et les partenaires techniques et financiers coordonnent leurs actions dans une démarche consensuelle pour lutter contre ce danger qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes.

Ce projet a été développé sur la base de recherches et consultations locales effectuées entre 2017 et 2018 et le document de projet élaboré grâce à un don octroyé par le STDF.

Résultats attendus 

La capacité du Burkina Faso pour répondre aux exigences en matière de la sécurité sanitaire du maïs est renforcée

Le projet vise à sensibiliser les parties prenantes sur la problématique des aflatoxines ainsi que l'approche intégrée proposée par ce projet pour réduire la contamination (combinaison de lutte biologique et de bonnes pratiques). Il regroupera les acteurs (tant publics que privés) de la filière maïs pour coordonner leurs actions et les sensibiliser sur la mise en œuvre de l'approche intégrée. Ceci inclut l'application de "Aflasafe BF01", un produit de contrôle biologique adapté pour le Burkina Faso et approuvé par le Comité Sahélien de Pesticides en 2017.

À travers des ateliers décentralisés, les agents de vulgarisation seront formés. Les techniciens de laboratoire ainsi que les agents publics chargés de mener des inspections seront aussi formés en vue de s’assurer de la conformité du maïs avec les normes pour accéder aux marchés. Des activités sont aussi prévues pour former les techniciens sur les kits rapides de détection des aflatoxines. Par ailleurs, les protocoles d’échantillonnage et d’analyse seront élaborés, harmonisés et standardisés au niveau national.

Les producteurs, collecteurs, grossistes, commerçants sont informés et formés sur l'approche de lutte intégrée

Les activités du présent projet couvriront des principales zones de production du maïs dans le pays. Des perceptions des acteurs sur les systèmes de production, séchage et stockage seront évaluées par le biais des enquêtes et visites auprès des producteurs, collecteurs, grossistes, commerçants et autorités locales compétentes. Une méthode participative « Rapid Rural Appraisal » sera adoptée pour le recensement des informations.

Le projet envisage des démonstrations depuis le champ jusqu'au niveau du stockage et au niveau de la commercialisation. Ces démonstrations pratiques consisteront en tests de production de maïs dans les champs avec Aflasafe BF01. Il s'agira également de démonstrations des mesures de séchage des grains et de stockage pour éviter ainsi la contamination à ces étapes critiques de la chaine de valeur.

Des guides en français et dans une langue localement parlée seront élaborés et diffusés. Des séances villageoises seront organisées pour sensibiliser les acteurs (producteurs, collecteurs, transformateurs). Pour assurer la durabilité, les autorités locales, les vulgarisateurs agricoles et les ONGs agricoles seront associés. Ces actions seront aussi entreprises en collaboration avec le PAM, l'OMS et les partenaires techniques nationaux et régionaux.

L'accès aux marchés du maïs sain (maïs non contaminé) est promu et les revenus des producteurs augmentés

Il est envisagé que les activités vont contribuer à une réduction significative du taux d’aflatoxine en conformité avec les normes internationales, permettant ainsi aux producteurs de répondre aux demandes du marché en particulier des ONGs et d'autres acteurs intervenant dans l’humanitaire et dans la sécurité alimentaire. Ceci favorisera une augmentation des revenus des acteurs de la filière maïs, y compris les femmes qui sont impliquées dans la collecte, le stockage et la commercialisation du maïs et le commerce régional.

Documents 
Fichier attachéTaille
PDF icon STDF/PG/566 - Application Form (2018).pdf2.24 Mo
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Reference Number 
STDF/PG/566
Status 
En cours
Valeur du projet (US$) 
845,862
Contribution STDF (US $)  
544,402
Bénéficiaires 
Burkina Faso
Entités de mise en œuvre 
Unité nationale de mise en œuvre du Cadre intégré renforcé, Burkina Faso
Organismes associés 
Le Ministère en charge de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques
Le Ministère en charge du Commerce
La Confédération Paysanne du Faso (CPF)
Le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP)
L'Agence Burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM)
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM)